Quand ingénierie et design font ménage ensemble, cela donne souvent de bons résultats. C’est sans doute ce qui a motivé la collaboration entre l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (l’EPFL) et l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne (l’ECAL). Depuis 2003, des laboratoires de recherche et des étudiants en design travaillent ensemble sur des projets pilotes comme “Variable Environnement“. La mise en commun des compétences de l’un en design d’interaction et de l’autre en robotique mobile distribuée a abouti sur un projet plutôt intéressant : un essaim de robots mobiles et lumineux conçu pour diffuser un nouveau genre de lumière. Disposé dans un espace défini, allant d’une table, d’un bureau, à un large ensemble architectural, le groupe de robots ePuck crée des ambiances et des configurations lumineuses interagissant en temps réel avec l’attitude des utilisateurs ou dans certaines configurations avec des paramètres externes issus du réseau. Cette atmosphère lumineuse, bien que composée d’un ensemble de robots, se comportent finalement comme un tout cohérent, semblable à une matière fluide et malléable à souhait.
Ce projet est cohérant sur de nombreux aspects. D’une part, il apporte sa contribution à cette nouvelle forme d’interaction qui laisse la machine interpréter les comportements humains. D’autre part, il rend possible un réseau pervasif visible et surtout lisible par tous. Enfin, ce travail entre dans une certaine logique de l’évolution des usages de l’interactivité. En mai 2006, Antoine Schmitt et Jean-Jacques Birgé proposaient au Centre Georges Pompidou une partition musicale et sonore interprétée par une centaine de lapins Nabaztag. Le projet réalisé entre l’EPFL et l’ECAL est finalement dans cette continuité en proposant aussi un ballet robotique, mais cette fois interactif…
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