Archive pour la catégorie 'design d'interaction'

HP a la plus grosse

Lundi 18 juin 2007

017_hp00.jpgAu petit jeu de l’impact psychologique sur le public lors de l’émergence d’une nouvelle technologie, chacun y va de sa propre démarche. Il est intéressant aujourd’hui de voir comment le muli-touch a été, et continue à l’être, successivement présenté. La différence avec beaucoup d’autres technologies est que le muli-touch a véritablement atteint le public avant son avènement commercial. Souvenez-vous de Minority Report, où l’action se passe en 2054, le héros manipule une interface similaire, basée sur la reconnaissance de mouvements. Il a fallu attendre seulement 5 ans pour que cette technologie apparaisse comme réaliste au grand public. C’est un fait assez rare qu’il convient de le souligner : où est ma voiture volante ? (Blade Runner). Où est mon skate-board sur coussin d’air ? (Retour vers le futur).

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Microsoft : 1, Apple : 0

Vendredi 1 juin 2007

surfaceCa y est, enfin, les industriels semblent décidés à assouvir notre fantasme collectif de se prendre pour Tom Cruise dans Minority Report. La référence à ce film est récurante depuis que Jeff Han, alors étudiant à la faculté de New York, a présenté au TED en 2006 sa technologie d’interface multi-tactile. 6 mois plus tard, la vidéo de démonstration fait un carton sur Youtube. Jeff Han est alors propulsé comme le pseudo prophète de cette technologie, balayant au passage les Bill Buxton (maintenant chercheur à Microsoft), Pierre Wellner, Jun Rekimoto ou les ingénieurs de Mitshubishi qui avaient tous déjà travaillé sur des interfaces similaires en laboratoires pour des résultats convaincants. Lire le reste de cet article »

Un article sur les interfaces tactiles qui ne parle ni de l’Iphone, ni de Microsoft Surface !

Jeudi 31 mai 2007

sketchcam!Jean-Baptiste Labrune est doctorant en fin de cycle à l’INRIA dans le groupe de recherche in|situ| qui explore de nouvelles modalités d’interactions dans un cadre familial. Les récents travaux de ce jeune chercheur montrent une autre vision de l’interface tactile où les interactions générées par cette technologie sont pleinement justifiées et issu d’un véritable travail de réflexion.

Sketchcam est un appareil photo pour les enfants entre 3 et 6 ans dont l’interaction se rapproche du dessin, une activité que les enfants pratiquent tous avec joie. Ainsi, pour prendre une photo, l’enfant ne doit plus presser un bouton mais doit dessiner sur l’écran les contours de la partie de l’image qu’il souhaite garder. Le prototype est basé sur un ensemble tablette PC/Webcam haute définition, programmé en Processing et en Java. Selon Jean-Baptiste Labrune, l’intérêt de Sketchcam est de réduire pour l’enfant l’interface à un élément unique : l’écran. Pour les jeunes utilisateurs, l’impact est évidement important puisqu’ils peuvent difficilement faire abstraction comme les plus grands le font avec une interface classique.

A ma connaissance, je ne connais pas d’autres projets se basant sur les interfaces tactiles où les enfants en sont les principaux intéressés. Cette vision atypique de l’interface tactile prouve à quel point de nombreux industriels vendant cette technologie sont finalement assez éloignés des possibilités de l’interface tactile, et notement le muli-touch.

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Tintin au service design chez Microsoft

Mercredi 23 mai 2007

youpi! Tintin chez Microsoft!Le 15 mai dernier Microsoft annonçait les résultats du Next-Gen PC Design Competition, qui proposait autant à des designers qu’à des amateurs, d’imaginer l’ordinateur de demain. Vu que c’est un sujet que j’ai déjà traité, certes avant les résultats officiels, je ne vais donc pas vous en resservir une couche en décrivant les propositions qui me semblent intéressantes. Je vais plutôt vous reparler de Made-in-China, car à ma grande surprise, ce projet a reçu le prix du chairman award, donc directement choisi par Bill Gates !

J’imagine que ce genre de récompense apporte véritablement un plus dans la carrière du jeune designer John Leung. Celui-ci part du constat pertinent que la plupart des ordinateurs du marché sont fabriqué par des Chinois mais ne sont pas conçu pour eux… Donc selon le jeune créatif, l’ordinateur et son interface ne sont pas des concepts universels et les Chinois ont besoin d’un ordinateur spécialement étudié pour eux. Ce qui est vrai dans l’absolu puisque les produits sont conçus en fonction du marché et sont adaptés en fonction des goûts des populations de chaque pays.

Revenons à Made-in-China. L’objet parait tout d’abord séduisant : bien dessiné, belle 3D et de belles planches de communication, claires et lisibles. De plus, le designer se positionne sur un marché qui a évidement de l’avenir : la classe émergente chinoise. Mais en se penchant de plus près, et surtout en prenant bien le temps de comprendre le fonctionnement de l’objet, on s’aperçoit le ridicule et la naïveté du concept. Lire le reste de cet article »

De la lumière robotique

Jeudi 26 avril 2007

epuck!Quand ingénierie et design font ménage ensemble, cela donne souvent de bons résultats. C’est sans doute ce qui a motivé la collaboration entre l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (l’EPFL) et l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne (l’ECAL). Depuis 2003, des laboratoires de recherche et des étudiants en design travaillent ensemble sur des projets pilotes comme “Variable Environnement“. La mise en commun des compétences de l’un en design d’interaction et de l’autre en robotique mobile distribuée a abouti sur un projet plutôt intéressant : un essaim de robots mobiles et lumineux conçu pour diffuser un nouveau genre de lumière. Disposé dans un espace défini, allant d’une table, d’un bureau, à un large ensemble architectural, le groupe de robots ePuck crée des ambiances et des configurations lumineuses interagissant en temps réel avec l’attitude des utilisateurs ou dans certaines configurations avec des paramètres externes issus du réseau. Cette atmosphère lumineuse, bien que composée d’un ensemble de robots, se comportent finalement comme un tout cohérent, semblable à une matière fluide et malléable à souhait.
Ce projet est cohérant sur de nombreux aspects. D’une part, il apporte sa contribution à cette nouvelle forme d’interaction qui laisse la machine interpréter les comportements humains. D’autre part, il rend possible un réseau pervasif visible et surtout lisible par tous. Enfin, ce travail entre dans une certaine logique de l’évolution des usages de l’interactivité. En mai 2006, Antoine Schmitt et Jean-Jacques Birgé proposaient au Centre Georges Pompidou une partition musicale et sonore interprétée par une centaine de lapins Nabaztag. Le projet réalisé entre l’EPFL et l’ECAL est finalement dans cette continuité en proposant aussi un ballet robotique, mais cette fois interactif…

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